Trois semaines en Afrique du Sud

Certains disent que c’est le voyage d’une vie. Et, pour être honnêtes, on ne peut pas vraiment les contredire!

Pendant trois semaines, nous avons parcouru l’Afrique du Sud, entre paysages à couper le souffle, animaux sauvages, histoire du pays et moments qu’on n’est pas près d’oublier. Trois semaines qui sont passées à toute vitesse, mais qui nous ont donné l’impression d’avoir vécu mille aventures.

Alors, plutôt que d’essayer de résumer ce voyage en quelques mots, on vous emmène avec nous, étape par étape, à travers ces trois semaines en Afrique du Sud.

Calendrier et carte

Pour t’aider à te repérer pendant ta lecture, on a détaillé notre voyage jour par jour, avec les kilomètres parcourus et le temps de route. On a aussi créé une carte où nos arrêts sont indiqués.

On met un lien vers cette page depuis chaque section, pour que t’aies pas à scroller dans tous les sens pendant ta lecture. 

Jour 1:

Arrivée à Johannesburg

Jour 2:

Johannesburg

Highlights: Apartheid Museum, Soweto

Jour 3:

Johannesburg – Graskop

(380 km)

Highlights: on voit les premiers rhinocéros

Jour 4:

Graskop

(100 km)

Highlights: Blyde River Canyon

Jour 5:

Graskop – Kruger National Park (Letaba Rest Camp)

(280 km)

Highlights: les premiers éléphants, girafes et zèbres

Jour 6:

Kruger National Park

Highlights: Olifant Rest Camp, hyènes, Game Walk

Jour 7:

Kruger National Park

Highlights: Mopani Rest Camp, Sunset Game Drive

Jour 8:

Letaba Rest Camp – Moditlo Game Reserve

(150 km)

Highlights: Löwen, Satara Rest Camp

Jour 9:

Moditlo Game Reserve

Highlights: Little Africa Safari Lodge, observation d’un guépard

Jour 10:

Moditlo Game Reserve – Marloth Park

(220 km)

Highlights: Skukuza Rest Camp, des dizaines d’éléphants

Jour 11:

Marloth Park – Hlane National Park (Eswatini)

(140 km)

Highlights: Sunset Game Drive, lions

Jour 12:

Hlane National Park (Eswatini) – Kuleni Game Park

(240 km)

Highlights: rhinocéros à pied, zèbres dans le jardin

Jour 13:

Excursion à St. Lucia

(100 km)

Highlights: hippopotames

Jour 14:

Excursion à Hluhluwe iMfolozi Park

(30 km)

Highlights: dernier safari

Jour 15:

Kuleni Game Park – Durban

(280 km)

Jour 16:

Durban – Le Cap

(1600 km – vol)

Highlights: V&A Waterfront

Jour 17:

Le Cap

Highlights: Table Mountain, Bo-Kaap

Jour 18:

Excursion au Cap Bonne-Espérance

(70 km)

Highlights: plages du Pacifique, Cape Point

Jour 19:

Excursion à Franchhoek

(75 km)

Highlights: District Six, Babylonstoren

Jour 20:

Excursion à Robben Island

Highlights: visite guidée de la prison de Nelson Mandela

Jour 21:

Excursion à Simon’s Town

(70 km)

Highlights: manchots, Jardin botanique du Cap

Jour 22:

Excursion à Stellenbosch

(50 km)

Highlights: Ernie Els’ Wines

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Partie 1 : Johannesburg

Johannesburg est la ville d’arrivée en Afrique du Sud pour beaucoup de voyageurs qui veulent visiter le Parc Kruger à l’est. C’était aussi notre cas. Pour se remettre des fatigues du voyage et s’adapter au fuseau horaire, on a passé deux nuits dans la plus grande ville du pays. 

Johannesburg, ce n’est pas une belle ville, et il n’y a pas beaucoup d’attraits touristiques. Mais on a trouvé notre séjour important tout de même. À l’Apartheid Museum et dans le township de Soweto, on a appris beaucoup sur l’histoire et le présent du pays. On a pu se faire une bonne idée du contexte avant de consacrer plusieurs jours aux animaux.

Jours de voyage : 1-2

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Hop on Hop off Johannesburg

On explore Johannesburg avec le bus Hop-on Hop-off, le fameux bus rouge à deux étages qui amène les touristes aux principaux sites d’intérêt à travers le monde. On traverse d’abord des quartiers où des hauts murs et des barbelés protègent les propriétés. Derrière ces murs, on aperçoit de belles villas et des maisons de ville de la classe moyenne. Cette partie du trajet nous a offert un contraste important avec ce qu’on allait visiter plus tard.

On avait prévu deux arrêts dans notre circuit: On a d’abord visité l’Apartheid Museum, suivi d’une visite guidée du township de Soweto. 

Apartheid Museum

L’Apartheid Museum raconte l’histoire depuis les débuts de la ségrégation jusqu’aux premières élections libres après l’apartheid. L’exposition est moderne, super intéressante et touchante.

Chaque visiteur reçoit au hasard un billet d’entrée pour l’entrée des Blancs ou des non-Blancs. On comprend dès le départ l’absurdité de ce système qui divisait les gens selon leur apparence physique.

Les personnes avec des traits européens et la peau claire pouvaient plus ou moins faire ce que leur portefeuille leur permettait. Si la couleur de peau n’était pas assez claire, on risquait d’être classé « Coloured » — ni blanc ni noir — ce qui limitait déjà sérieusement les libertés. Les Noirs, eux, avaient des droits encore bien plus restreints. Officiellement, ils ne pouvaient vivre que dans des réserves, les « Homelands », à moins d’avoir un emploi dans une mine ou en ville, auquel cas ils pouvaient aller s’installer dans un township.

Si l’apparence d’une personne se situait à la limite des critères, elle pouvait demander une reclassification et peut-être passer de « Coloured » à Blanc. Les conséquences étaient alors graves. Bien sûr, ça apportait une certaine ascension sociale et plus de libertés, mais la personne ne pouvait plus être vue en public avec sa famille ou ses anciens amis.

Les enfants étaient aussi classifiés et pouvaient se retrouver dans une catégorie différente de leurs parents… Un système écœurant.

Soweto

Un arrêt après l’Apartheid Museum, on change de bus. On avait réservé une visite supplémentaire qui nous emmène à travers le township de Soweto. Plutôt qu’un audio-guide enregistré comme dans le bus à deux étages, un vrai guide nous accompagne dans le petit bus et nous raconte avec enthousiasme les histoires de son Soweto.

Soweto était à l’origine une zone réservée aux Noirs pour travailler dans les mines d’or voisines. Alors que les premiers habitants vivaient dans de simples cabanes de fortune, il y a aujourd’hui toutes sortes de logements — des shacks en tôle aux petites maisons unifamiliales, en passant par des villas entourées de barbelés, comme à Johannesburg. 

Soweto est une grande ville de plusieurs millions d’habitants, avec tous les services, dont l’un des plus grands hôpitaux d’Afrique du Sud. Notre guide nous dit fièrement qu’il a tout ce qu’il lui faut à Soweto et qu’il n’a pratiquement jamais besoin d’aller à Johannesburg.

Les points forts de la visite étaient deux mini-visites à pied. 

On s’arrête d’abord à l’endroit où les révoltes des élèves ont éclaté en 1976. Le gouvernement de l’apartheid voulait rendre l’enseignement en afrikaans obligatoire. Mais presque personne ne parlait cette langue, ce qui aurait encore plus nui à l’éducation des Noirs, déjà bien en dessous du niveau des « Bantu Schools ». Plusieurs milliers de jeunes ont défilé dans Soweto, jusqu’à ce que les émeutes soient violemment réprimées.

On s’arrête ensuite devant la maison de Nelson Mandela. Il y a habité quelques années avant son arrestation. La petite maison est aujourd’hui un musée. 

On reste pas longtemps, car il se met à pleuvoir fort. Pendant que notre guide nous raconte des épisodes de la vie de Mandela, on retourne vers notre bus à deux étages.

On n’était pas sûrs, avant le voyage, si on devrait aller voir Soweto. Mais ça s’est super bien complété avec le musée pour mieux comprendre cette partie de la société sud-africaine.

Partie 2 : Graskop et la Route Panoramique

Jour de voyage : 3-4

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De retour à l’aéroport de Johannesburg, on récupère notre voiture de location — un Haval H6 SUV. On roule vers Graskop dans le Drakensberg. Le village de Graskop est situé sur la soi-disant Route Panoramique. Plusieurs belvédères offrent des vues spectaculaires sur des canyons, des chutes d’eau et les paysages.

À Graskop, on loge deux nuits au « Molly’s Garden Cottage ». Le cottage a une grande terrasse et un petit jardin. Pour le souper, on fait un « Braai », c’est-à-dire un barbecue au charbon de bois. Les soirées, on les passe à l’intérieur avec le poêle à bois allumé. On profite de la fraîcheur de l‘altitude avant les jours à venir…

Nos coups de cœur de la Route Panoramique

Pilgrim’s Rest

L’ancien village de chercheurs d’or est aujourd’hui un musée. Les vieux bâtiments ont été restaurés et donnent un aperçu de l’histoire de la région. En même temps, il y a des souvenirs à acheter à chaque coin de rue chez des vendeurs ambulants.

On manque toutefois le centre d’information où se vendent les billets pour visiter les bâtiments de l’intérieur. Le village est plus grand qu’on pensait et on s’est stationnés au bas du village. Après avoir marché à travers la moitié du village, on décide d’aller chercher la voiture et de continuer la route.

Lisbon Falls

On s’arrête ensuite aux Lisbon Falls. Les chutes sont impressionnantes et le panorama est magnifique. Avec 90 mètres, ce sont les plus hautes chutes d’eau de la province du Mpumalanga. 

Le belvédère est à quelques mètres seulement du stationnement.

Bourke’s Pot Holes

À l’heure du midi, on arrive aux Bourke’s Pot Holes. Ici, la rivière Blyde a creusé plusieurs petits canyons et trous dans la roche. 

Les Pot Holes sont à quelques minutes à pied du stationnement. Il y a, en plus des incontournables vendeurs de souvenirs, un petit restaurant où on dîne. Les gens du coin essaient aussi d’impressionner les visiteurs avec des danses traditionnelles.

Blyde River Canyon

Le clou de la Route Panoramique, c’est la vue sur le Blyde River Canyon. Le canyon fait environ 800 mètres de profondeur et 26 kilomètres de long, ce qui en fait le troisième plus grand canyon du monde. Il commence déjà aux Bourke’s Pot Holes, mais il est vraiment impressionnant au belvédère nommé les « Three Rondavels », une formation rocheuse qui rappelle les huttes rondes des habitants de la région. 

On passe une bonne heure au belvédère des « Three Rondavels » à prendre des photos de tous les angles possibles. La vue est irréelle et à couper le souffle.

God’s Window

Sur le chemin du retour vers Graskop, on s’arrête au belvédère « God’s Window ». Ici, le Drakensberg se termine abruptement et on regarde une vaste plaine, au-dessus du Parc national Kruger et jusqu’au Mozambique.

Partie 3 : Parc national Kruger

Jours de voyage : 5-7

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Le Parc national Kruger, dans l’est de l’Afrique du Sud, est l’un des parcs nationaux les plus célèbres au monde. Avec un peu de chance, on peut y voir les Big Five. Le beau côté : ici, on peut faire le safari par nous-mêmes et on n’a pas besoin de guides. Ça a mené à quelques rencontres avec les animaux vraiment excitantes.

De la maison, c’était difficile d’estimer combien de jours on devrait passer à Kruger. Fallait-il dormir à l’extérieur ou à l’intérieur du parc ? On en a discuté longtemps et sérieusement. On a finalement réservé trois nuits au Letaba Rest Camp, en plein milieu du parc : une très bonne décision.

Jour 1 : Du Orpen Gate à Letaba

Notre visite du Kruger commence à l’Orpen Gate. Il est situé à l’ouest du Parc national Kruger, près de la petite ville d’Acornhoek. 

Avant même de se stationner pour payer l’entrée, on voit notre premier éléphant (Big Five no 1 !). Quel entrée incroyable ! Un éléphant, à environ cent mètres, et pas de clôture entre nous !!

Peu après, on quitte l’Orpen Rest Camp quand un autre éléphant traverse la route. Pas une demi-heure dans le parc et on en a déjà vu deux : on est emballés !

Ensuite, notre safari commence pour vrai. On roule environ quatre heures à vitesse maximale de 50 km/h à travers la savane. On s’arrête constamment, car on croise des girafes et des éléphants directement sur le bord de la route. On voit aussi ce jour-là un phacochère solitaire, des hippopotames dans l’eau et des gnous. La première journée a déjà dépassé nos attentes!

Arrivés au Letaba Rest Camp, on s’installe dans nos huttes rondes au toit de chaume, qu’on appelle des rondavels. Les huttes ne sont pas très luxueuses, mais correctes. À l’intérieur, il y a des lits, une salle de bain et l’air climatisé. La cuisine est dehors, sur une petite terrasse couverte. Pour le souper, on s’assoit sur la terrasse du restaurant du camp et on profite de la magnifique vue sur la rivière Letaba. 

Au moment d’écrire cet article (janvier 2026), la rivière est en crue extrême et le Letaba Rest Camp semble être complètement sous l’eau. On espère que les dommages dans la région ne seront pas trop importants et qu’elle va se remettre vite.

Jour 2 : Olifant Rest Camp et Letaba Game Walk

Quand on fait un safari, on se lève de bonne heure. Avec le lever du soleil à 5h30, le portail du camp s’ouvre. 

Pour se réveiller, on marche jusqu’à la rivière avec notre café et on guette les animaux. Un rituel qu’on répète chaque matin à Letaba. Mais à part quelques antilopes, on ne voit pas grand-chose. La courte promenade en vaut quand même la peine pour la lumière du matin et la tranquillité.

Game Drive vers Olifant

En plus des « routes principales » asphaltées qui relient les camps, il y a aussi de nombreux chemins de gravier. On en suit un le matin en direction du camp Olifant.

Sur le chemin vers Olifant, on voit une famille de hyènes avec un bébé de quelques semaines à peine. Par chance, la famille avait installé son terrier directement au bord du chemin. 

On croise aussi plusieurs groupes d’éléphants, la plupart des mères avec leurs petits. On s’arrête plusieurs fois parce que les bêtes traversent la route juste devant nous. C’est chaque fois hallucinant et impressionnant. 

On déjeune au camp Olifant. La terrasse donne aussi sur une rivière et on profite de la vue. Ensuite, on reprend le chemin du retour. 

À pied vers les hippopotames

En fin d’après-midi, on participe au Game Walk. On a de la chance et on est les seuls participants. 

Accompagnés de deux rangers armés, on explore la brousse à pied. Dès le départ, ils nous emmènent vers un groupe d’hippopotames. Une dizaine de paires d’yeux nous observent attentivement depuis l’eau, pendant que nos guides nous racontent plein de choses sur les animaux. On apprend aussi beaucoup sur les animaux dont on croise les excréments en chemin. 

À part une girafe solitaire qui prend rapidement la fuite, on ne rencontre pas d’autres animaux. La girafe nous avait repérés de loin. C’est fascinant de voir la différence entre la réaction d’un animal face à des humains à pied versus en voiture. À pied, on est perçus comme une menace, tandis qu’en voiture, on peut s’arrêter à quelques mètres des animaux.

Le safari à pied était particulièrement excitant et palpitant, parce qu’on était au même niveau que les animaux. On aurait pu croiser des éléphants à n’importe quel moment. Cela dit, on était bien contents à la fin que le Game Walk soit resté plutôt calme.

Jour 3 : Mopani Rest Camp et Letaba Game Drive

Notre programme ressemble à celui de la veille : le matin, on fait le safari par nous-mêmes et pour l’après-midi, on a réservé un Game Drive du parc national.

Safari vers Mopani

On part juste avant 6h du matin. Notre destination, c’est le camp Mopani, à environ deux heures au nord de Letaba.

Nos coups de cœur :

  • on voit nos trois premiers buffles (Big Five no 2 !)
  • on suit un éléphant pendant quelques centaines de mètres pendant qu’il se promène tranquillement sur la route.
  • plein de zèbres

Au troisième jour, on s’est habitués à beaucoup d’animaux et on ne s’arrête plus à chaque observation. Même pour les éléphants (toujours impressionnants), les girafes (majestueuses) et les zèbres (les plus beaux dans la savane), on s’arrête seulement quand ils sont directement sur le bord de la route. Le Parc national Kruger offre simplement tellement de rencontres de grande qualité. 

De retour à Letaba, on fait une longue pause de midi pendant laquelle on essaie de survivre à la chaleur. On visite entre autres le Musée des éléphants du camp. C’est très complet et ça offre de l’information sur l’histoire et le mode de vie des éléphants, ainsi que sur leur protection (menace des braconniers) et leur gestion (trop d’éléphants au même endroit laisse peu de chance à la végétation).

Sunset Game Drive

Vers 17h00, on monte dans un bus ouvert pour notre « Sunset Game Drive ». Notre chauffeuse est une des guides de la veille. Elle a encore son fusil avec elle.

La première demi-heure, il ne se passe absolument rien. Après quelques éléphants, on tombe alors comme par magie sur un troupeau d’environ 30 buffles qui traversent tranquillement notre chemin.

Peu de temps après, on rencontre un autre grand groupe, cette fois des babouins.

Le soleil commence à se coucher tranquillement. Tout à coup, on s’arrête brusquement et notre guide devient très excité. Quatre chiens sauvages africains traversent lentement le chemin et nous observent avec curiosité. Comme ils sont constamment en mouvement, c’est rare même pour les guides de les croiser.

Ensuite, il fait noir et on continue avec des projecteurs. Dans la lumière des phares, c’est difficile de repérer les animaux. Mais de temps en temps, des paires d’yeux brillent et notre guide arrête le véhicule. Le clou du spectacle, c’est de voir à nouveau une bébé hyène, au même endroit que la veille.

Après le Game Drive, on profite d’un dernier souper sur la terrasse du restaurant de Letaba.

Jour 4 : Day of the Lion – de Letaba à Orpen

On quitte le Letaba Rest Camp vers 6h30. Notre destination, c’est la Little Africa Lodge dans une réserve privée à l’extérieur du Parc national Kruger. Avant de quitter le Kruger, on veut absolument voir de grands félins.

De Letaba, on roule vers le sud jusqu’au camp de Satara. On scrute la savane à la recherche de lions — un défi, car la savane a plus ou moins les mêmes tons de couleur. On reste quand même motivés. Personne ne quitte son poste à la fenêtre pour observer la nature sauvage.

En chemin, on s’arrête sur un pont. Ici, on peut sortir de la voiture et regarder le long de la rivière — un bon endroit pour observer les animaux. Quelques visiteurs pointent quelque chose au loin. Ce sont des lions (Big Five no 3 !) en train de manger un hippopotame mort ! Malheureusement, ils sont un peu trop loin pour nos jumelles et nos appareils photo, on les distingue seulement en silhouette, mais on est quand même contents.

Peu de temps après, après un copieux déjeuner au camp, on arrive à un point d’eau. On connaît notre premier mini-bouchon à Kruger ! On essaie avec excitation de découvrir ce que les autres regardent : encore des lions ! Cette fois, ils sont un peu plus proches. Ils se reposent et se prélassent à l’ombre d’un buisson. Après environ 15 minutes, on se faufile dans le trafic et on continue vers l’Orpen Gate.

Partie 4 : Little Africa Safari Lodge

Jours de voyage : 8-10

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Après avoir quitté le Parc national Kruger, on se dirige vers la Moditlo Nature Reserve, un parc privé. On peut aussi y voir les Big Five, mais sur une superficie bien plus petite que dans le Kruger.

Pour deux jours, on a réservé une tente de luxe à la Little Africa Safari Lodge, un petit resort tout inclus. 

La journée des lions : Épisode II

Vers 13h30, on arrive à notre lodge. La gérante nous accueille avec un petit cocktail et des serviettes humides — un petit rafraîchissement contre la chaleur oppressante. Pendant ce temps, le personnel apporte nos valises à nos tentes. On se sent riches.

Après le lunch, on se rafraîchit un peu dans la piscine. Vers 16h00, on part pour notre premier Game Drive dans la réserve.

On est assis dans un jeep ouvert. En plus du chauffeur, Alfa, on a aussi un pisteur, Ronnet, qui prend place sur un siège à l’avant du véhicule. Son rôle, c’est d’interpréter les traces le long des chemins et de nous guider vers les animaux.

Peu après le départ, on tombe sur des éléphants. Mais un mâle est vraiment pas content de nous voir. Il agite les oreilles et fait sans cesse mine de foncer sur nous, si bien qu’Alfa passe en marche arrière.

Ensuite on explore davantage la réserve.

Tout à coup, on s’arrête à un point d’eau. Une lionne boit à quelques mètres de nous. Quand elle marche lentement vers la brousse, on voit qu’elle est enceinte. On est bouleversés. Après les silhouettes lointaines d’hier au Kruger, on peut maintenant observer chacun de ses mouvements — un moment magique.

Peu de temps après, on découvre deux autres lions — cette fois l’ambiance est toute différente. Plusieurs véhicules de safari s’attroupent autour des deux qui font leur sieste digestive.

Ici, on voit clairement la différence entre les guides du parc national et les tours privés : alors que dans le Parc national Kruger, on laisse beaucoup d’espace aux animaux, ici les guides, l’un après l’autre, conduisent leurs bruyants véhicules de safari jusqu’à quelques mètres des lions. L’agitation autour des bêtes endormies paraît inappropriée — mais on sort quand même nos appareils photo.

Ensuite, on retourne au lodge. Après un apéro, on a du vrai braai sud-africain — du barbecue. On repasse la journée en revue et on arrive encore pas à croire qu’on était aussi près des lions.

Game Drive tôt le matin

Le réveil sonne à 5h. Après un café rapide, on monte dans le véhicule pour le Game Drive matinal.

Après environ une heure, on retient notre souffle. On voit au loin une lionne qui boit à un point d’eau. Mais quand on tourne le coin, elle a disparu. Le guide nous corrige : ça devait être un léopard. Les lions ne fuient pas aussi vite. On voit plutôt sur l’autre rive notre premier rhinocéros (Big Five no 4 !).

Vers 7h, on fait la découverte du jour — un guépard est assis à quelques mètres de son impala abattu. Il nous tourne le dos, nous ignore ostensiblement, mais reste aux aguets. On aurait jamais pensé apercevoir ce félin !

Ici, on assiste pour la première fois aux tensions entre les guides. L’un d’eux engueule un autre parce qu’il s’approche trop du guépard et ne respecte pas les règles. Mais une fois les autres véhicules partis, Alfa nous emmène lui-même dans la brousse — encore plus près.

Ensuite, on fait une pause-café dans la brousse. Contrairement au Kruger, où les guides se déplaçaient seulement armés à pied, ici ce n’est pas un problème de sortir du véhicule.

Se détendre au lodge

Il fait encore chaud, et particulièrement aujourd‘hui. Quand le Game Drive se termine vers 8h30, on est déjà en sueur, mais un beau déjeuner nous attend.

On veut passer le reste de la journée à relaxer au lodge. Entre le Game Drive du matin et le Sunset Safari à 16h00, on est libres. On passe le temps à la piscine à se rafraîchir sans arrêt — avec 38 degrés et un soleil radieux. Des impalas ou des nyalas passent parfois près de la clôture. Au bar, il y a des boissons fraîches et vers 14h, on sert un dîner. La belle vie.

Sunset Drive 

Pour le Game Drive du soir, Alfa s’est mis en tête de nous montrer un léopard. Le problème, c’est que c’est à peu près l’animal le plus craintif de la brousse. On sillonne donc toute la réserve, mais malheureusement sans succès. Au moins, on fait une pause à un point d’eau idyllique. Un hippopotame nous observe de temps à autre depuis l’eau. On profite du coucher de soleil avec une bière, pendant que le soleil disparaît derrière le Drakensberg.

Dernier Game Drive

Notre journée commence par un dernier safari dans la réserve de Moditlo. Alfa et Ronnet voudraient encore bien nous montrer un léopard, mais la chance n’est pas avec nous. Les 90 premières minutes, on voit à peine un animal. Mais bon, on est pas au zoo!

Nos guides suivent soudainement une piste fraîche et s’arrêtent à quelques mètres de deux rhinocéros, mère et enfant. Magnifique !

Peu de temps après, Alfa nous demande s’il peut appuyer sur le gaz – il a reçu un message sur sa radio. On dit oui, bien sûr, et on se fait bien brasser, car les chemins de campagne sont pas dans le meilleur état. Alfa appelle ça ironiquement « African Massage ».

Quand on s’arrête, on découvre deux lions. Le mâle est assis majestueusement, la tête haute, et regarde dans notre direction.

Notre balade tire à sa fin. On s’arrête une dernière fois dans la brousse pour une pause-café. C’est là qu’apparaissent deux rhinocéros qui passent à quelques mètres de nous. De retour au lodge, on dit au revoir à Alfa et Ronnet, nos guides sympathiques.

À travers le Kruger vers Marloth Park

Après le déjeuner, on part. Notre destination, c’est Marloth Park, au sud du Parc national Kruger.

On passe par le Paul Kruger Gate, par Skukuza, le plus grand camp, jusqu’à la sortie de Crocodile Bridge.

En chemin, on voit encore de nombreux animaux. Surtout des éléphants, par dizaines autour de la rivière qui longe la route. On attend plusieurs fois que des éléphants, souvent avec leurs petits, traversent la route. Même si on l’a vécu plusieurs fois, on est toujours impressionnés.

On passe la soirée aux African Sky Villas à Marloth Park — une réserve sans les grands félins, mais avec des zèbres et des antilopes qui se promènent librement.

Partie 5 : Hlane Royal Game Park (Eswatini)

Jours de voyage : 11-12

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Après un gros déjeuner préparé et servi par notre hôte, on repart. Notre destination, c’est le Parc national Hlane en Eswatini/Swaziland.

La frontière se passe sans problème. Mais la route devient un peu moins bonne. Jusqu’ici en Afrique du Sud, on avait pas trop eu à se plaindre des nids-de-poule. En Eswatini, on doit freiner plus souvent.

Hlane est reconnu pour son succès dans la protection des rhinocéros. Dès notre arrivée au camp, on en voit plusieurs au point d’eau voisin. On remarque tout de suite que les rhinocéros ont encore leurs cornes pointues — c’est rare, car on les coupe souvent pour les protéger des braconniers.

Sunset Drive

À 16h00, on remonte dans un véhicule de safari pour un Sunset Drive. À peine sorti du camp, notre guide Jo sourit : « Welcome to my office! » On roule d’abord un peu dans le secteur des rhinocéros. Puis quelques mètres dans la réserve générale pour entrer dans le vaste secteur de 6 000 hectares des éléphants et des lions.

Comme souvent, on ne voit rien dans la première moitié. Jo suit bien une piste fraîche de lion, mais les animaux restent cachés.

Puis on aperçoit soudainement un éléphant. Jo nous rapproche un peu. Après un geste d’avertissement de l’éléphant, Jo recule et le laisse tranquille.

Ensuite Jo trouve le reste du troupeau. Notre chemin croise celui de la matriarche. Jo hésite un instant — puis il accélère. La matriarche accélère elle aussi. On la dépasse de justesse !

Après l’excitation, on reçoit chacun un Sibebe, la bière nationale. Mais on continue la balade, car Jo est pas encore satisfait.

Peu après, on s’arrête encore et Jo pointe vers l’avant. Deux lions avec leur crinière s’approchent de nous. On est enchantés ! Quand ils s’assoient, on s’avance lentement et les observe un bon moment.

Puis, ils décident de repartir et Jo commence à s’inquiéter. Il nous explique qu’avec la nuit qui tombe, les lions voient mieux — au lieu de voir seulement le véhicule, ils peuvent nous percevoir comme des humains. On recule donc.

Soudain les lions se mettent à rugir. Quel spectacle !

Jo nous fait sortir du secteur des lions, ferme le portail et nous invite à descendre du véhicule. Avec des collations et une autre bière, Jo nous raconte des anecdotes des safaris dans le parc. C’est un de nos meilleurs Game Drives !

On termine la journée au restaurant du parc comme à l‘habitude et pour la première fois nous sommes décu.

Rhinocéros à pied

On se lève encore tôt, car on se retrouve à 6h pour le prochain Game Drive. Cette fois, c’est surtout les rhinocéros qui sont à l’honneur.

Derrick, notre guide, nous promène à travers la réserve. Comme la veille, on voit longtemps seulement des impalas et des nyalas.

Puis on s’arrête et Derrick nous invite à chercher les rhinocéros à pied. Cette fois on a de la chance.

On observe cinq gigantesques spécimens à environ 20 mètres, en train de se disputer la nourriture. Ils sont assez proches pour un animal avec une longue corne pointue, mais Derrick a l’air détendu.

Quand trois rhinocéros se mettent à marcher vers notre véhicule, on les suit à pied. Puis on retourne au camp. Une expérience impressionnante !

Partie 6 : Hluhluwe

Jours de voyage : 12 – 15

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On quitte l’Eswatini et on roule en direction de la côte. Notre destination : le Kuleni Park, près de la petite ville de Hluhluwe. À l’arrivée au parc, on suit environ 10 minutes un chemin sablonneux et étroit jusqu’à notre maison pour les prochains jours. La maison est immense et luxueuse, mais ce qui est spécial, c’est les voisins : derrière la maison, des gnous, des zèbres et des girafes broutent. Un endroit magnifique !

Hippos à St. Lucia

On se lève vers 5h30 et on s’assoit sur la terrasse. Quelques zèbres broutent pas loin.

À 7h, on roule vers St. Lucia sur la côte. On fait une grande partie du trajet sur la N2. De larges accotements invitent les gens du coin à transformer deux voies en quatre. On fait souvent de la place parce qu’on veut pas dépasser des camions avec de la circulation en sens inverse.

On a réservé une excursion en bateau pour 9h30 pour voir les hippopotames. Pendant la balade, il pleut fort et on est bien contents d’avoir apporté nos imperméables. On s’arrête près de plusieurs groupes d’hippopotames qui se reposent paresseusement dans l’eau. Les bêtes sont nocturnes et dorment dans l’eau le jour.

Le clou du spectacle, on le voit à la fin de la visite. Quatre jeunes hippos s’ébattent près du rivage. Ils ouvrent sans cesse leurs gueules les uns vers les autres.

Pour le dîner, on est à St. Lucia. Des panneaux d’avertissement sur les hippopotames sont partout, car ils raffolent de l’herbe dans cette petite station balnéaire. Les hippos sont les animaux les plus dangereux pour les humains en Afrique.

Ensuite, on roule les quelques 90 minutes de retour à notre maison de vacances. Pour l’après-midi, on s’est rien prévu. On s’assoit sur la véranda, on boit du café et on observe des zèbres et des girafes. Tout simplement magnifique.

Réserve Hluhluwe

On se lève encore tôt pour profiter de l’ambiance matinale. Aujourd’hui, on veut visiter le Parc Hluhluwe, la plus ancienne réserve faunique d’Afrique du Sud. On peut aussi y découvrir les Big Five.

Plutôt que de réserver un safari, on décide d’explorer le parc avec notre voiture. Dès le début, on s’arrête plusieurs fois pour des rhinocéros. On remarque vite une grande différence avec le Parc national Kruger : la végétation est bien plus dense et verte. C’est difficile d’avoir une bonne vue sur les animaux.

Côté paysages, le parc est époustouflant. La route principale passe par une petite chaîne de montagnes avec de magnifiques vues.

On voit aussi quelques animaux : des éléphants, plusieurs petits troupeaux de buffles, plein d’impalas, des zèbres, des nyalas et des phacochères.

Partie 7 : Le Cap

Jours de voyage : 16 – 22

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Après des semaines de safaris et d’observations d’animaux sauvages, on plonge maintenant dans une tout autre facette de l’Afrique du Sud. Sept jours à explorer la métropole vibrante du Cap — une ville pleine de contrastes, d’histoire et de paysages à couper le souffle.

Jour 1 : Arrivée

Vers 9h, on est à l’aéroport de Durban pour remettre notre voiture de location. Ensuite on attend notre vol pour Le Cap.

Après un vol tranquille, on atterrit vers 14h30. Déjà à l’atterrissage, on voit l’imposante Table Mountain qui domine la ville.

On récupère notre voiture de location et on roule vers notre hébergement au centre-ville du Cap. La remise des clés est un peu compliquée à cause des mesures de sécurité strictes. Notre visage est scanné et sert désormais de carte d’entrée.

Quand on sort sur la terrasse du grand appartement de vacances, on en revient pas : on a une vue fantastique sur la Table Mountain.

Pour le souper, on va au quartier V&A Waterfront, au port de plaisance. Il y a plein de restaurants et de boutiques de marque. Tout est très chic et animé. On oublie vite qu’à quelques kilomètres, des gens habitent dans des cabanes de tôle.

Pendant qu’on est assis sur la terrasse de Quay 4, directement au bord du bassin portuaire, il fait frais. On réalise vite qu’une fois le soleil couché, il faut une veste au Cap. Mais ça fait du bien après les nuits chaudes des dernières semaines.

Jour 2 : Randonnée sur la Table Mountain et Bo-kaap

On prend ça tranquille le matin et on profite de notre terrasse. Aujourd’hui, la Table Mountain est au programme. Francine et Michel descendent au téléphérique, pendant que le chauffeur d’Uber nous dépose au départ du sentier de Platteklip Gorge.

Il est 10h30 et le soleil tape déjà fort. On réalise qu’on est un peu en retard, mais bon, on est là. La montée est implacable. Sur un peu plus de 3 kilomètres, on grimpe 800 mètres de dénivelé.

Pendant longtemps, il y a pratiquement pas d’ombre. On avait lu avant qu’il y avait du vent et que les températures baissaient avec l’altitude, mais ça ne semble pas être le cas aujourd’hui. Malgré les efforts, la randonnée nous plaît. Tout le temps, on a une vue magnifique sur Le Cap, la baie et en arrière-plan les montagnes arides.

Arrivés en haut, on profite de la vue grandiose depuis la Table Mountain. Pour redescendre, on prend le téléphérique. Le plancher de la cabine tourne, pour que tous les passagers aient la chance d’admirer la belle vue.

Après une courte pause à l’appartement, on explore le quartier Bo-Kaap. Ce quartier à majorité musulmane a survécu à l’apartheid. Les maisons simples peintes de couleurs vives sont très populaires auprès des touristes.

Pour profiter de la lumière du soleil couchant, on se fait conduire sur Signal Hill. De là, on a une magnifique vue sur Camps Bay et sur la Table Mountain. La colline est aussi un point de départ pour les parapentistes. On nous le propose aussi, mais on décline.

On passe la soirée à l’appartement et on refait un petit braai.

Jour 3 : Cap de Bonne-Espérance

Aujourd’hui, on quitte la ville et on roule vers le sud. Notre premier arrêt, c’est Hout Bay. On peut y faire de courtes excursions vers des îles avec des phoques, mais on se contente de flâner le long des kiosques des vendeurs de souvenirs.

On continue le long du Chapman’s Peak Drive, qui serpente le long des falaises et offre plusieurs belvédères sur Hout Bay et l’océan. On s’arrête quelques fois sur de magnifiques plages de sable blanc — dans le tranquille Noordhoek et à la plage de surf populaire de Muizenberg.

À Kalk Bay, en bordure de Muizenberg, on dîne au Kalky’s, un restaurant de poisson et fruits de mer très simple, directement dans le port de pêche.

Notre destination du jour, c’est le Cap de Bonne-Espérance. C’est un parc national, la Cape Point Nature Reserve, et le prix d’entrée par personne est à peu près le même que pour le Kruger : plus de 500 rands pour les visiteurs internationaux. On espère que ça en vaut la peine.

Passé l’entrée, on suit la route étroite qui s’étire sur plusieurs kilomètres à travers un paysage aride. On imagine facilement à quel point ça doit être venteux par moments.

On se stationne au bout de la route. Ici, on réalise pour la première fois que ça doit être une des principales attractions de la région. Le stationnement est presque plein et plusieurs autobus touristiques y sont aussi. On entend toutes sortes de langues, surtout de l’allemand.

Un funiculaire monte jusqu’en dessous du phare, qui se trouve à plus de 200 mètres au-dessus de la mer. Mais on monte à pied. C’est plus venteux ici que pendant notre randonnée sur la Table Mountain, mais avec le soleil on a quand même vite chaud. Arrivés en haut, on profite de la magnifique vue sur l’océan et le long de la côte.

Redescendus, on décide de marcher jusqu’au Cape of Good Hope. Le chemin longe une superbe baie avec une plage de sable blanc et une eau turquoise, comme dans un film de James Bond. À la fin, un panneau nous attend pour une photo-souvenir.

Jour 4 : District 6 et Franschhoek

On commence notre journée avec un peu d’histoire. On visite le Musée du District 6. Le District 6 est un quartier du Cap où des gens de toutes origines et couleurs de peau ont longtemps cohabité.

Au début du XXe siècle, les Noirs ont dû quitter le quartier. Plus tard, le gouvernement de l’apartheid a déclaré le quartier réservé aux Blancs seulement. Dans les années 60, plus de 60 000 personnes ont été déplacées de force vers des townships et leurs maisons ont été démolies.

On participe à une visite guidée. Notre guide est bon et nous fait comprendre ce que l’apartheid signifiait pour les gens. Les Noirs devaient porter un énorme passeport sur eux — le « Dompass » (passeport des idiots) — sinon ils risquaient la prison. Les gens de couleur avaient une carte d’identité semblable à celle des Blancs. Mais seuls les Blancs étaient des « personnes » et pouvaient circuler librement partout.

Le gouvernement de l’apartheid n’a d’ailleurs jamais vraiment su quoi faire avec le secteur. Encore aujourd’hui, certains terrains ne sont pas construits parce que la question de propriété n’est pas réglée. C’est un petit musée, mais on est très impressionnés.

Ensuite on retourne à l’appartement et on prend notre voiture. On roule vers Franschhoek, un village dans la région viticole près du Cap. Après une courte promenade le long de la rue principale, on décide de visiter un domaine viticole. Le guide de voyage Routard de Francine recommande Babylonstoren.

Quand on arrive, on est époustouflés. Le domaine est immense. En plus du vin, il y a un immense jardin, des arbres fruitiers, des oliviers et bien plus.

On a pas de temps à perdre et on se dirige vers la dégustation de vin. Avant ça, on passe rapidement au musée du vin, qui nous rappelle la Cité du Vin à Bordeaux. On est surpris par l’exposition informative et interactive et l’audioguide en 6 langues différentes.

La dégustation de vin se passe dans un bâtiment complètement vitré, mais climatisé et moderne. On goûte 6 vins différents et achète une bouteille de blanc.

Ensuite, on se promène encore un peu dans les jardins imposants. Puis on repart vers Le Cap.

Jour 5 : Robben Island

À 9h00, notre traversier pour Robben Island part du port au V&A Waterfront. Après environ 30 minutes, on arrive et on monte dans un autobus.

C’est ici que commence la première partie de la visite guidée. L’autobus nous promène quelques kilomètres sur l’île, à travers le village et devant la carrière où Mandela a dû travailler. Pendant ce temps, notre guide nous raconte de manière vivante l’histoire de l’île, qui a été utilisée comme lieu d’exil et de prison pendant des siècles.

Ensuite on s’arrête à la prison. Ici, un ancien prisonnier nous accueille, condamné à 16 ans pour sabotage suite aux manifestations des élèves à Soweto en 1976. Il nous guide à travers les différentes sections, nous montre la cellule de Nelson Mandela et répond longuement aux questions sur ses expériences. Il dépasse un peu le temps et on est rappelés rapidement vers le bateau. Une matinée très intéressante !

L’après-midi, on se fait conduire à Camps Bay, à l’ouest de la Table Mountain. Malheureusement, on peut à peine profiter de la belle plage et de notre crème glacée, car le vent souffle fort et nous envoie du sable dans les oreilles.

De là, on marche le long de la côte vers Clifton. La plage y est un peu plus protégée et on teste même l’eau. C’est froid et on reste à chaque fois seulement quelques secondes ! Sinon, la plage est magnifique à souhait.

Jour 6 : Voir des manchots

On roule déjeuner à Simon’s Town, une ville côtière près de Cape Point. On peut aussi y visiter une colonie de manchots.

Des passerelles en bois longent la plage. Les manchots se reposent juste à côté, certains couvent leurs oeufs ou se dandinent vers la mer. On observe les manchots pendant un bon moment et on prend des tas de photos.

À un moment donné, il fait trop chaud et on décide de retourner en ville.

En ville, on fait un court arrêt au jardin botanique du Cap, l’un des plus vieux au monde. Il est magnifiquement situé avec vue sur la Table Mountain. Mais, il fait un soleil insupportable, alors on ne peut pas vraiment en profiter longtemps.

De retour à l’appartement, on se prépare pour la soirée. On a une réservation au Gold. Le restaurant propose des plats inspirés de différentes régions d’Afrique accompagnés de numéros de spectacle traditionnels.

Quand on arrive à notre table, un tambour de brousse trône sur chaque chaise. On joue ensuite avec les autres convives, bien sûr avec un accompagnement professionnel. Clairement notre coup de cœur de la soirée !

Jour 7 : Stellenbosch

Pour notre dernière journée en Afrique du Sud, on retourne dans la région viticole. On roule vers Stellenbosch, à environ 45 minutes du centre du Cap. Pendant le trajet, les contrastes de l’Afrique du Sud ressortent encore clairement : sur plusieurs kilomètres, on longe des bidonvilles.

Le centre-ville de Stellenbosch est sympa et il n’y a aucun signe de pauvreté ici. Il y a beaucoup de monde. Plein de petites boutiques agréables et les terrasses des restaurants sont bien achalandées.

L’après-midi, on visite le vignoble d’Ernie Els, un ancien golfeur professionnel. On doit attendre un peu pour la dégustation de vin. Entre-temps, on profite du rosé de bienvenue et on regarde les trophées d’Ernie.

On fait la dégustation de vin sur la terrasse de l’immense domaine. La vue est à couper le souffle et le vin est délicieux. Mais il fait incroyablement chaud.

On est assis directement au départ du golf. De la terrasse, on essaie d’envoyer une balle de golf dans un trou un peu plus bas. Sans succès, bien sûr… Si on y arrive, on gagne une bouteille de vin.

Malgré la chaleur, on profite de l’après-midi dans cet endroit magnifique.

Vers 17h, on est à l’aéroport et on entame le long voyage de retour, direction la maison.

Tout simplement WOW, quel voyage !

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